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LANCEMENT DE LA CAMPAGNE 2021 DE COMMERCIALISATION DE LA NOIX BRUTE DE CAJOU AU BURKINA FASO
22.03.2021

LANCEMENT DE LA CAMPAGNE 2021 DE COMMERCIALISATION DE LA NOIX BRUTE DE CAJOU AU BURKINA FASO

Le samedi 13 mars 2021 s’est tenue la cérémonie de lancement officielle de la campagne 2021 de commercialisation de la noix brute de cajou au Burkina Faso. C’est dans la salle polyvalente Sainte Thérèse de Banfora et en présence d’autorités de l’État et de la Région des Cascades ainsi que des acteurs directs de la filière anacarde venus de toutes les régions, que la présente cérémonie s’est déroulée sous la Présidence de Monsieur Harouna KABORE, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat du Burkina Faso.

Dans le cadre de ses activités, le Comité Interprofessionnel de l’Anacarde du Burkina Faso (CIAB) organise, à l’orée de chaque campagne, une cérémonie de lancement de la campagne de commercialisation de la noix brute de cajou. Ces cérémonies de lancement ont pour but d’informer l’opinion publique des enjeux éminents dans la filière. Elles sont organisées de façon tournante entre les quatre zones de production de l’anacarde que sont la région des cascades, celle des Hauts Bassins, celle du Sud-Ouest et celle du Centre Ouest.

Organisée en 2020 à Orodara dans les Hauts Bassins, la cérémonie de lancement de la campagne 2021 de commercialisation de la noix brute de cajou s’est tenue à Banfora dans la région des Cascades. La localité a abrité la 2ème édition du lancement en 2017 et elle est de nouveau à l’honneur pour la 6ème édition placé sous le thème : « Promotion de la filière anacarde : une alternative crédible pour renforcer la résilience face aux crises ».

L’objectif général de la cérémonie de lancement est de porter à la connaissance de l'opinion publique, le démarrage officiel des activités de commercialisation de la noix brute de cajou au Burkina et les perspectives pour une campagne 2021 prospère.

Spécifiquement, le lancement vise à :

  • Informer tous les acteurs directs et indirects de la filière sur le démarrage officiel de la campagne de commercialisation de l’anacarde au Burkina Faso,
  • Annoncer les dispositifs relatifs à la campagne 2021 de commercialisation,
  • Évoquer les préoccupations des acteurs sur le thème de l’année,
  • Accroitre la visibilité de la filière cajou au Burkina,
  • Renforcer les liens fonctionnels entre les acteurs de la filière ainsi qu’avec leurs partenaires.

Comme à chaque édition, au cours de la cérémonie de lancement il a été également question d’annoncer le montant du prix plancher bord champ du kilogramme de la noix brute de cajou. Pour la campagne 2021, ce prix est fixé à 300FCFA. Il est important de rappeler que le prix plancher représente le prix en dessous duquel on ne peut pas acheter la noix brute aux producteurs. Ce prix plancher est bien différent du prix du marché. Le prix du marché doit être toujours supérieur ou égal au prix plancher.

CONTACTS :

Le Secrétariat Permanent

Tel : +226 71 41 42 00 / 72 06 70 70

Email : ciab.interprofession@gmail.com



Avantages de la digitalisation vus sous la perspective genre
09.03.2021

Avantages de la digitalisation vus sous la perspective genre

 Source Wikihow

La pandémie de la COVID19 a nécessité une réadaptation dans plusieurs domaines du secteur du cajou. La nostalgie des réunions en présentiel imposée par les fermetures des frontières et les mesures de distanciation physique a vite été rompue par une accélération de la digitalisation. Cela a rendu possible une reconversion en réunions virtuelles ce qui permet d’apprécier les avantages inhérents.

Implicitement donc cette situation réduit les embrassades et les étreintes, sinon qu’elle les rend impossibles et inappropriées. Lesdites embrassades s’observent majoritairement entre hommes et femmes, et dans une moindre mesure entre femmes et femmes. Le nombre de bises varie en fonction des régions et convenances personnelles. Elles peuvent intervenir en remplacement ou renforcement de salutations usuelles (bonjour et au revoir), ou pour marquer la remise d’une distinction honorifique ou encore la fin d’un entretien/panel de discussion. L’acte en lui n’a pas une connotation négative. A l’origine synonyme de joie, de retrouvailles ou d’affection puérile à caractère intime et privé, il a connu une forte propagation dans le milieu professionnel au cours des dernières décennies. S’en est suivie une banalisation dudit geste et sa portée, pouvant donner lieu à des abus et déviances.

On peut voir une femme sans l’étreindre et c’est un ouf pour certaines. Dans le fond cela n’est aucunement lié à la civilisation encore moins la galanterie. L’étreinte/les bises peuvent revêtir un mal-être lorsqu’elles sont automatiques uniquement pour l’une des parties, inutilement répétées, exécutées avec trop de familiarité indécente ou un minimum de retenue. Le phénomène de conséquence peut s’appliquer dans certains cas. En effet, quelqu’un peut avoir l’habitude de faire la bise à une collègue et cela est approuvé par les deux concernés. Cependant, lorsque ladite collègue se retrouve en compagnie d’autres collaboratrices avec qui on est moins familier, la tendance serait après lui avoir fait la bise à elle, de se sentir obligé de reproduire le même geste avec toutes les autres "par courtoisie" ou "pour ne pas vexer". L’envie peut ne plus être au rendez-vous chez l’initiateur ou celles qui reçoivent la bise. Pourquoi alors se faire la bise dans un tel cas de figure ? En général par convenance publique, savoir-vivre contre l'incivilité ou effet de surprise très peu refusent où manifestent leur désapprobation. Les véritables raisons de l’inconfort des bises sont diverses tout en étant par moment subjectives ou circonstancielles : "je ne me sens pas assez proche pour avoir cette attitude" / "je ne suis pas prête" / "je ne suis pas partisan de cette pratique et il y va de ma liberté" / "je veux m’épargner les mauvaises odeurs" / "je veux éviter les contagions " etc. A ce propos, la maladie à Corona virus parmi tant d’autres a pourtant incontestablement démontré l’exposition sanitaire avec fort risque d’infection à des virus et bactéries que cette pratique implique. Au-delà des risques sanitaires, il semble que l'éloignement physique dû à la pandémie ait pu réduire les cas d'interaction non désirée - voire de harcèlement physique - des femmes dans les espaces professionnels.

 Source Wikihow

Il a été donné de constater que les hommes ne le font pas systématiquement entre eux, en tout cas moins qu’ils le font spontanément envers les femmes. Selon une interprétation populaire, cela témoigne de la douceur, de la délicatesse et de l’attention qu’on a envers la femme de façon générale. Est-ce que le symbole de douceur est forcément synonyme d’étreinte notamment en milieu professionnel ? Cela est-il compatible avec la bienséance professionnelle ? Et comment s'assurer que nous ne mettons pas les gens, en particulier les femmes, dans des situations inconfortables dans les environnements professionnels en endurant des contacts non désirés ? Ce sont autant d’interrogations qui donnent matière à réflexion.

Le problème est quasi inexistant pour les rencontres virtuelles. Cependant pour les réunions de travail en présentiel, les codes sociaux peuvent être reconsidérés. Dans une vision optimiste d’une fin prochaine de la COVID19 et que les interactions physiques reprennent, nous pouvons conserver certaines des habitudes acquises pendant la pandémie : une embrassade complète peut être indésirable et inutile. Il est tout aussi possible de manifester notre enthousiasme de retrouvailles différemment. Nous pouvons nous saluer dignement sans y associer de bise ni d’étreinte. L’exemple le plus simple est de se cantonner à un sourire chaleureux accompagné de "bonjour".

Alima Viviane M’Boutiki & Nana Yaa Agyepong, ComCashew/GIZ



Pertinence des hôtesses lors des rencontres sur le cajou
08.03.2021

Pertinence des hôtesses lors des rencontres sur le cajou

Un des objectifs de mise en œuvre du genre implique de donner « la voix aux femmes en public ». Cela peut se traduire tantôt par un renforcement de leadership pour l’occupation de fonction de responsabilité dans un groupe et tantôt par l’inclusion des femmes dans les rencontres internationales. Dans ce dernier cas, elles peuvent y intervenir en tant que participantes, modératrices ou panelistes. Toujours est-il qu’il est important qu’elles puissent se positionner pour s’exprimer, donner leurs points de vue sur les difficultés spécifiques qu’elles rencontrent et qui font partie des problèmes de l’industrie du cajou. Pour les réunions en présentiel, être confinée dans un rôle d’hôtesse avec un accoutrement qui parfois frôle l’ameublement n’est pas la meilleure approche. La présence des femmes dans les réunions doit aller au delà de la décoration et des chiffres complaisants. Un nombre croissant de participantes multiformes aux rencontres internationales du cajou peut mettre un baume au cœur. Mais viser une représentativité qualitative est tout de même meilleure.

 Source : Emeraldgreenushers.com

Est-ce que cet artifice de parade est vraiment utile ? Il convient de s’interroger sur la nécessité et la pertinence des hôtesses dans les réunions sur le cajou. C’est une question mitigée et la position adoptée est en partie fonction du contexte socio-géographique, qui n’est pas pour autant immuable. Sauf preuve du contraire, ces frimousses qu’on veut jolies et faisant montre de leurs rondeurs n’ont pas de conséquences directes sur l’importance ni la réussite des réunions. Ramenée au secteur du cajou cette pratique est surtout en cours en Afrique. Se basant sur un constat pratique l’accueil, la guidance directionnelle, la transmission de microphone/documents, sont en général les tâches qui sont dévolues aux hôtesses. Pourtant sous d’autres cieux, on s’en passe bien. L’accent est plutôt mis sur la participation des femmes pour le contenu des échanges plutôt que pour le ludique. Se plaçant dans un contexte universel, il est à noter que même lorsque ce sont des dignitaires d’un certain rang qui participent aux réunions, ceux-ci se déplacent souvent avec leurs protocoles qui coordonnent toutes leurs activités durant leur présence audit évènement : identifier les places qui leurs sont réservées et les y guider à l’heure indiquée, assurer la liaison avec les organisateurs de la réunion pour d’autres besoins. Faut-il perpétrer la tradition d'avoir des hôtesses pour accueillir et assister les invités et les participants pour dénoter une marque culturelle d'hospitalité ? Il est intéressant d’éviter que cela s’apparente au snobisme ou alimenter certaines connotations péjoratives. En effet, à regarder de près les critères physiques et vestimentaires imposées aux hôtesses, il est aisé de déceler parfois une invite à les utiliser comme appâts et fantasmes de libido pour la gent masculine.

Si après analyse la présence des hôtesses s’avère justifiée, ce rôle devrait être asexué et pas automatiquement dévolu aux femmes. Quel sentiment, quelle émotion et quelle image on véhiculerait si la majorité des dignitaires d’un podium étaient des femmes et que les mêmes critères d‘hôtes étaient réservés à de jeunes hommes ? Afin d’éviter tout amalgame pouvant alimenter voire encourager les dérives sexuelles en défaveur de la dignité des femmes dans un contexte professionnel, il est judicieux de se cantonner au strict nécessaire et éliminer tout superflu folklorique.

La capacité à faire en sorte que les participants à une conférence aient à leur disposition en temps opportun les outils et informations nécessaires est une compétence à acquérir englobant plusieurs aspects organisationnels, pas forcément liés aux hôtesses. Il n'est donc pas nécessaire que les femmes travaillent exclusivement comme hôtesses lors de conférences et de réunions. Le fait que des femmes occupent des postes d'hôtesses alors qu'un faible pourcentage de femmes sont des conférencières ou des techniciennes lors de la même conférence renvoie un message de sexisme typique : les femmes n'intervenant que dans les postes les moins valorisés, à l'écart, tandis que les hommes prennent les décisions clés et discutent affaires.

On l’a répété souvent, cela passe inévitablement par un changement de mentalité : évolution de la perception de la femme dans les rencontres. Ceci est une invitation multipartite : elle implique que les femmes elles-mêmes prennent conscience de l’importance de leur apport au secteur et valorisent leurs contributions. C’est une autre mentalité qui va à l’encontre d’exhiber voire chosifier les femmes pour leurs attributs physiques plutôt que pour leurs intellect, compétence avérée et potentielle. Par ricochet c’est l’apport valorisant des femmes au développement d’un secteur du cajou bénéfique à tous les acteurs/actrices qui est remis en cause. Dans la même logique, une introspection peut également conduire les organisateurs de réunions et de conférences à se demander sérieusement s'ils présentent, à travers leurs événements, l'image d'un secteur de cajou avant-gardiste ; une industrie qui valorise à la fois les hommes et les femmes pour leurs fortes contributions au secteur. Ou si à l’inverse leurs choix impliquent et favorisent le maintien d’une division préétablie entre les sexes avec une faible marge de manœuvre d’innovation et de changement bénéfique. Les panélistes et les présentateurs qui sont invités à prendre la parole ou à animer une conférence ont eux aussi leurs partitions à jouer. Vérifiez qui d'autre fait partie du panel avec vous, ou les autres présentateurs-trices, et communiquez sur le manque de diversité dans les panels. Se demander "est-ce que tous les autres membres du panel sont comme moi ?” peut être un point de départ. Une autre invitation encore adressée aux hommes - et par extension aux panélistes qui sont souvent surreprésentés dans les panels - est d'être de véritables alliés en suggérant à une femme de rejoindre le panel à leurs places. Lorsque toutes les parties prenantes (organisateurs, bailleurs de fonds, panélistes, etc.) s’engagent à créer des communautés véritablement diverses, nous obtenons des perspectives plus riches et le secteur du cajou s'en porte mieux. Au delà d’un supposé apanage vestimentaire ou d’une réduction à un rôle de soutien, les femmes ont tellement plus à offrir.

Alima Viviane M’Boutiki & Nana Yaa Agyepong, ComCashew/GIZ



Entretien avec le Dr Adama COULIBALY - General Director, Conseil du Coton et de l'Anacarde (CCA)
02.01.2021

Entretien avec le Dr Adama COULIBALY - General Director, Conseil du Coton et de l'Anacarde (CCA)

Depuis les réformes de 2013, la Côte d'Ivoire a systématiquement fait des efforts positifs dans le secteur de la noix de cajou. Veuillez nous faire part de vos principaux efforts qui ont permis d'améliorer la production, la commercialisation et la transformation de la noix de cajou et de ses produits dérivés.

La volonté politique de l’Etat de Côte d’Ivoire de transformer structurellement les filières à fort potentiel a permis d’obtenir les principaux résultats que nous avons. Les principaux efforts consentis sont les suivants : (i) la mise en place d’un dispositif permanent d’appui-conseil aux producteurs ;(ii) la mise à disposition de sacs en jute adaptés à la préservation de la qualité au niveau des producteurs et des exportateurs ; (iii) la relance de la recherche avec la mise à disposition de matériel à haut rendement et des techniques de réhabilitations des vieux vergers ; (iv) l’assainissement du système de commercialisation à travers un agrément des acteurs et un système de traçabilité des flux physiques de produits et de contrôle des prix ; (v) la mise en place de mécanismes et de mesures visant à favoriser l’investissement privés et l’installation d’unités de transformation.

Quels sont les principaux enseignements tirés depuis 2013 ?

Le développement de filière passe par une volonté politique. De plus, une synergie des différentes actions menées au profit des acteurs notamment les producteurs peut permettre d’optimiser l’utilisation des ressources.

Quels en ont été les impacts dans l’industrie du cajou ?

  • Une amélioration des revenus des producteurs avec 300 à 500 Milliards qui leur sont distribués chaque année contre 222 Milliards en 2014.
  • La création de nombreux emplois avec plus de 400 000 producteurs et près 2 500 000 bénéficiaires indirects. Un accroissement de la production avec près de 900 000 Tonnes.
  • Aussi, l’on note une amélioration de la qualité du produit avec des taux d’humidité inférieur à 10%. Par ailleurs, l’on enregistre plus de 23 unités opérationnelles avec une capacité installée de 295 000 Tonnes en 2020. Une dizaine d’unités est en construction et rentrera en activité en 2021 avec une capacité additionnelle de 166 000 Tonnes.

    Pourriez-vous nous dire 3 choses que vous feriez différemment aujourd'hui si vous en aviez l'occasion (concernant la transformation et la commercialisation des noix de cajou) ?

     i.            Inciter à une plus grande implication directe de l’État dans la transformation locale des noix de cajou

       ii.            Accentuer les efforts sur la création de technologies locales de transformation des noix de cajou

     iii.            Créer un label ou une marque made in Côte d’ivoire ;

De votre point de vue, quelle peut être la raison de la faible consommation du cajou en Afrique ?

L’amande de cajou est un produit méconnu et ne fait pas partie de l’habitude alimentaire des africains. Le prix du produit est élevé et semble être réservé à une classe sociale. De plus, du point de vue sociologique, des préjugés anciens sur la nocivité de la consommation des produits du cajou sont encore à effacer de l’esprit des populations.

Le CCA est activement engagée dans la promotion de la consommation et du marketing de la noix de cajou et de ses produits dérivés. Pourriez-vous nous faire part de votre expérience en tant qu'exemple pour d'autres pays ?

Nous avons mis en place une plateforme des artisans des produits dérivés et nous faisons la promotion à travers les forums nationaux et internationaux. A l’occasion de foires, nous louons un espace pour les fabricants de produits dérivés.

Connaissez-vous des politiques qui peuvent inspirer/encourager une augmentation de la consommation locales du cajou et de ses produits dérivés ?

Il va falloir communiquer sur les propriétés de l’amande ainsi que ses bienfaits pour la santé notamment l’absence de cholestérol, substitut parfait pour les consommateurs d’arachide et bien d’autres types de consommateurs, dont les végétaliens et végétariens.

La Côte d'Ivoire est un modèle, lorsqu'il s'agit d'encourager la transformation, la commercialisation et la consommation locales. Veuillez partager avec nous quelques expériences clés ?

Le Secret de la Côte d’Ivoire réside essentiellement la volonté politique et le travail acharné des acteurs depuis le bord champs jusqu’à l’exportation des produits brutes et des produits finis.

En ce qui concerne l'impact de vos efforts consentis, qu'est-ce qui manque jusqu'à présent ou qu'est-ce qui doit être instauré ?

Nos efforts ont permis d’assainir le marché et l’environnement des affaires à travers des produits et conditions adaptés à tous types d’investisseurs privés avec des capitaux nationaux ou non. Ce qui doit être fait, c’est une parfaite collaboration entre les pays producteurs afin d’aligner certaines politiques agricoles et maitriser les volumes de production ainsi que les prix.

Selon vous, quel est le rôle du secteur privé, la recherche et des partenaires au développement dans la promotion de la consommation de noix de cajou et ses produits dérivés ?

Je reste convaincu que le secteur privé doit jouer un rôle important dans la promotion des produits dérivés à base d’anacarde. Il s’agira de les impliquer davantage afin que ces produits s’invitent progressivement dans nos habitudes alimentaires. A titre d’exemple, on peut imaginer que dans les hôtels et restaurants les amandes de cajou remplacent un certain nombre de fruits secs dont la plupart sont importés.

Que pensez-vous de la communication/échange de connaissances à l’échelle mondiale sur les bienfaits du cajou pour la santé ? Dans quelle mesure cela affecte-t-il la dynamique du marché ?

Ces échanges sont si importants que nous ne ménageons aucun effort pour favoriser la tenue d’ateliers et salons visant à présenter les bienfaits de l’anacarde. A cet effet, nous organisons tous les deux ans le Salon International des Equipements et Technologies de Transformation de l’Anacarde (SIETTA) pour la valorisation des technologies de transformation et la valorisation des produits dérivés. Au niveau de la recherche, nous organisons le Colloque International d'Echanges Scientifiques sur l'Anacarde (CIESA) en vue de favoriser les échanges scientifiques et le transfert des acquis transférables vers la vulgarisation.

Avez-vous autre chose à ajouter ou un dernier mot à l’endroit des lecteurs ?

Nous remercions les acteurs de la chaine de valeur dont nos valeureux producteurs pour tous les efforts consentis au développement de la filière. Je lance un vibrant appel aux investisseurs privés nationaux et internationaux en vue d’investir dans une filière rentable en faveur de laquelle l’État a pris de nombreuses mesures financières, fiscales et juridiques dans le but de faciliter leur implantation. Je souhaite enfin que le Conseil International Consultatif du Cajou joue effectivement un rôle important dans la vie de la filière au plan de la coopération internationale.